﻿Wer reitet so spät durch Nacht und Wind?
Es ist der Vater mit seinem Kind;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm.Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht? 
—
Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht?
Den Erlenkönig mit Kron’ und Schweif? —
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. —„Du liebes Kind, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel’ ich mit dir;
Manch’ bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand.“ —Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht? —
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind;
In dürren Blättern säuselt der Wind. —„Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn?
Meine Töchter sollen dich warten schön;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
Und wiegen und tanzen und singen dich ein.“ —Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Töchter am düstern Ort? —
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh’ es genau:
Es scheinen die alten Weiden so grau. —„Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt; Dem Vater grauset’s; er reitet geschwind,
Und bist du nicht willig, so brauch’ ich Gewalt.“ — Er hält in Armen das ächzende Kind,
Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an! Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
Erlkönig hat mir ein Leids getan! — In seinen Armen das Kind war tot.ARGAN, seul dans sa chambre, assis, une table devant lui, compte des parties d'apothicaire avec 
des jetons; il fait, parlant à lui-même, les dialogues suivants:
Trois et deux font cinq, et cinq font dix, et dix font vingt; trois et deux font cinq.
"Plus, du vingt-quatrième, un petit clystère insinuatif, préparatif et rémollient, pour amollir, humecter 
et rafraîchir les entrailles de monsieur?" Ce qui me plaît de monsieur Fleurant, mon apothicaire, 
c'est que ses parties sont toujours fort civiles. "Les entrailles de monsieur, trente sols." Oui; mais, 
monsieur Fleurant, ce n'est pas tout que d'être civil; il faut être aussi raisonnable et ne pas 
écorcher les malades. Trente sols un lavement! Je suis votre serviteur, je vous l'ai déjà dit; vous ne 
me les avez mis dans les autres parties qu'à vingt sols; et vingt sols en langage d'apothicaire, 
c'est-à-dire dix sols; les voilà, dix sols.
"Plus, dudit jour, un bon clystère détersif, composé avec catholicon double, rhubarbe, miel rosat, et 
autres, suivant l'ordonnance, pour balayer, laver et nettoyer le bas-ventre de monsieur, trente sols." 
Avec votre permission, dix sols.
"Plus, dudit jour, le soir, un julep hépatique, soporatif et somnifère, composé pour faire dormir 
monsieur, trente-cinq sols." Je ne me plains pas de celui-là; car il me fit bien dormir. Dix, quinze, 
seize, et dix-sept sols six deniers.
"Plus, du vingt-cinquième, une bonne médecine purgative et corroborative, composée de casse 
récente avec séné levantin, et autres, suivant l'ordonnance de monsieur Purgon, pour expulser et 
évacuer la bile de monsieur, quatre livres. Ah! monsieur Fleurant, c'est se moquer: il faut vivre avec 
les malades. Monsieur Purgon ne vous a pas ordonné de mettre quatre francs. Mettez, mettez trois 
livres, s'il vous plaît. Vingt et trente sols.
"Plus, dudit jour, une potion anodine et astringente, pour faire reposer monsieur, trente sols." Bon, 
dix et quinze sols.
"Plus, du vingt-sixième, un clystère carminatif, pour chasser les vents de monsieur, trente sols." 
Dix sols, monsieur Fleurant.
"Plus, le clystère de monsieur, réitéré le soir, comme dessus, trente sols." Monsieur Fleurant, dix 
sols.
"Plus, du vingt-septième, une bonne médecine, composée pour hâter d'aller et chasser dehors 
les mauvaises humeurs de monsieur, trois livres." Bon, vingt et trente sols; je suis bien aise que 
vous soyez raisonnable.
"Plus, du vingt-huitième, une prise de petit-lait clarifié et dulcoré pour adoucir, lénifier, tempérer et 
rafraîchir le sang de monsieur, vingt sols." Bon, dix sols.
"Plus, une potion cordiale et préservative, composée avec douze grains de bézoard, sirop de 
limon et grenades, et autres, suivant l'ordonnance, cinq livres." Ah! monsieur Fleurant, tout doux, 
s'il vous plaît; si vous en usez comme cela, on ne voudra plus être malade; contentez-vous de 
quatre francs. Vingt et quarante sols. Trois et deux font cinq, et cinq font dix et dix font vingt. 
Soixante et trois livres quatre sols six deniers.
Si bien donc que, de ce mois, j'ai pris une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept et huit médecines; 
et un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze et douze lavements; et, l'autre mois, 
il y avait douze médecines et vingt lavements. Je ne m'étonne pas si je ne me porte pas si bien 
ce mois-ci que l'autre. Je le dirai à monsieur Purgon, afin qu'il mette ordre à cela.
Allons, qu'on m'ôte tout ceci. Il n'y a personne. J'ai beau dire: on me laisse toujours seul: il n'y a 
pas moyen de les arrêter ici.(Il agite une sonnette pour faire venir ses gens.)
Ils n'entendent point, et ma sonnette ne fait pas assez de bruit. Drelin, drelin, drelin. Point 
d'affaire. Drelin, drelin, drelin. Ils sont sourds... Toinette! Drelin, drelin, drelin. Tout comme si je ne 
sonnais point. Chienne, coquine ! Drelin, drelin, drelin. J'enrage!(Il ne sonne plus, mais il crie.)
Drelin, drelin, drelin. Carogne, à tous les diables! Est-il possible qu'on laisse comme cela un 
pauvre malade tout seul? Drelin drelin, drelin. Voilà qui est pitoyable! Drelin, drelin, drelin. Ah! 
mon Dieu! Ils me laisseront ici mourir. Drelin, drelin, drelin.
